
Depuis quelques jours l’ Europe entière grelotte…
Cela ne m’empêche cependant pas de me rendre avant le lever du jour sur le plateau fagnard.
Là haut la température approche les -20° et l’impression de froid est encore renforcée par une bise qui souffle de l’est. Mes multiples épaisseurs vestimentaires ne suffisent plus, je sens très nettement le froid passer au travers.. de quoi m’éveiller si ce n’était déjà fait !
Mais dès que la lumière douce du matin commence à éclairer progressivement le paysage, le spectacle est de toute beauté et le froid est vite oublié.
Voici donc quelques photos toutes « fraîches » de ce matin polaire…
Au retour c’est la Hoëgne gelée sur presque 30 cm qui attire mon attention avec de véritables sculptures de glace.
Et les animaux dans tout ça me direz vous ? Eh bien.. étonnamment ils semblent parfaitement s’adapter comme si le froid n’avait pas de prise sur eux.
Posté il y a 1 semaine, 4 jours à 20 h 33 min. 1 commentaire

Il sautille dans les branchages, il est vif et sait se faire entendre malgré sa petite taille. J’ai nommé le troglodyte mignon.
Il pèse entre 8 et 13 grammes pour une taille de 9 à 10 cm. Avec sa queue relevée presque à angle droit on peut difficilement le confondre.
Souvent lorsque je suis à l’affût en forêt il vient, curieux, me rendre visite. Alors en attendant mieux, j’essaye tant bien que mal de le cadrer.
Exercice à conseiller si vous souhaitez travailler vos réflexes
Posté il y a 2 semaine, 4 jours à 15 h 00 min. Ajouter un commentaire

Bien qu’elle ait des couleurs assez ternes, la mésange nonnette n’en est pas moins mignonne.
Cette espèce a une taille identique à la mésange bleue et il n’y a aucune différence dans le plumage entre le mâle et la femelle.
Elle vit prioritairement dans les forêts de feuillus, mais fréquente également les forêts mixtes, les zones boisées le long des cours d’eau, les parcelles d’aulnes, les terres agricoles bien pourvues en arbres, les vergers et parfois les parcs.
Elle est peu farouche et très curieuse, aussi en hiver la retrouve-t-on dans les jardins pourvu que ceux-ci ne soient pas trop éloignés des zones boisées. Elle vient y prendre des graines qu’elle emportera dans une cachette qui lui sert de garde-manger pour les mauvais jours.
Elle niche dans des trous existant dans des arbres, et la femelle y pond de 6 à 10 oeufs. Après deux semaines de couvaison assurées par la femelle seule, les petits éclosent et sont alors nourris par les deux parents. Les petits quittent le nid après une vingtaine de jours.
Posté il y a 4 semaine, 1 jour à 17 h 51 min. 1 commentaire

Le grosbec casse-noyaux est assez farouche et généralement difficile à observer dans la nature du fait qu’il vit dans la cime des arbres.
En hiver, lorsque les conditions climatiques deviennent rudes, il ne dédaigne pas quitter les forêts pour s’approcher des mangeoires surtout si elles sont garnies de graines de tournesol. Il sera cependant très méfiant à s’approcher, restant au sommet des arbres tant qu’il n’est pas rassuré sur la quiétude des lieux.
Son nom il le doit à son habilité lorsqu’il s’agit de casser les graines et petit noyaux. En effet grâce à son gros bec conique et une musculature particulièrement développée au niveau du cou, il est capable de casser avec une facilité déconcertante, l’enveloppe de graines aussi grosses que des noyaux de cerises. Des calculs ont permis de découvrir qu’il faut une force équivalente à un poids de 25 à 40 kg pour accomplir cet exploit.
Avec son allure de déménageur et une taille un peu plus importante que les autres passereaux (taille de 18 cm pour une envergure de +/- 30 cm) il fait la loi à la mangeoire (lorsqu’il ose y descendre) claquant du bec pour éloigner les autres oiseaux qui tentent de venir s’alimenter.
Quant à son plumage, les images parlent d’elles-mêmes ! C’est un oiseau magnifique qui vaut la peine d’être observé.
La femelle a des couleurs moins vives que le mâle.
Posté il y a 1 mois, 1 semaine à 20 h 20 min. Ajouter un commentaire

Décembre n’est pas le meilleur mois pour réaliser des photos.. les jours sont très courts et souvent peu lumineux.
Voici néanmoins quelques photos pour clôturer cette année 2011 (passereaux et cervidés).
Posté il y a 1 mois, 2 semaines à 18 h 06 min. 2 commentaires

Posté il y a 1 mois, 3 semaines à 22 h 56 min. 1 commentaire

Comme son nom l’indique le pinson du nord séjourne habituellement au nord du continent et c’est dans ces contrées qu’il niche.
Mais comme beaucoup de ses congénères, le manque de nourriture provoqué par l’apparition de l’hiver le force à descendre vers le sud pour survivre.
Le pinson du nord a un instinct grégaire très prononcé ce qui fait qu’on le voit rarement seul.
C’est accompagné d’autres oiseaux de la même famille (fringillidés) qu’il fréquente la mangeoire du jardin. Il a une taille identique au pinson des arbres soit 15 à 16 cm pour une vingtaine de grammes.
Le dimorphisme sexuel est assez marqué, les mâles ayant généralement des couleurs plus vives et la tête plus foncée allant jusqu’au noir luisant chez le mâle adulte.
Posté il y a 1 mois, 4 semaines à 21 h 35 min. Ajouter un commentaire

Du 16/12/2011 au 29/01/2012, l’Office du tourisme de Spa organise une exposition sur le thème « Les animaux de nos forêts ».
J’y exposerai plusieurs agrandissements en compagnie d’autres photographes locaux.
L’exposition a lieu dans la galerie d’art de l’Office du tourisme de Spa, place royale 41, 4900 Spa… juste à côté du marché de Noël.
Ouverture de 10h à 17h sauf le 25/12 à partir de 14h et fermé le premier janvier.
L’entrée est gratuite
Posté il y a 2 mois, 2 semaines à 13 h 35 min. 1 commentaire

Après cet intermède migratoire, je vous présente une des espèces que j’ai pu observer dans le parc de vision du Bayerischer Wald, le bison d’Europe.
C’est un gros mammifère dont le poids peut dépasser la tonne pour les mâles les plus imposants et dont la taille au garrot peut atteindre 1,8m pour une longueur de 3m, ce qui en fait le plus gros mammifère terrestre d’Europe.
Malgré leur taille imposante, il m’a fallu presque 2 jours pour apercevoir le troupeau. En effet, le bison d’Europe vivant essentiellement en forêt contrairement à son cousin américain qui lui vit en plaine, il fallait espérer une sortie en clairière !
Cette espèce a été totalement exterminée après la première guerre mondiale et c’est grâce à des zoos ou parcs animaliers que l’on a pu en conserver des souches et commencer à le réintroduire progressivement.
C’est en 1952 que les premières réintroductions eurent lieu en Pologne dans la forêt de Bialowieza , région qu’il habitait autrefois. La réintroduction ayant été un succès, d’autres ont suivi dans l’Est de l’Europe.
Ces populations restent néanmoins menacées car confinées sur des très petits territoires isolés, ce qui engendre des problèmes de consanguinité du fait que les animaux réintroduits ne proviennent que de quelques géniteurs. Des problèmes osseux et de fertilité apparaissent donc dans certains groupes.
Posté il y a 2 mois, 3 semaines à 20 h 41 min. 2 commentaires

Espérant apercevoir l’un ou l’autre cervidé, comme d’ordinaire ce dimanche matin j’étais en forêt ½ heure avant le lever du soleil. Malheureusement rien en vue !
Je décide donc d’aller en lisière de la fagne wallonne pour profiter des quelques moments de quiétude qui précèdent le lever du jour et pour contempler ce paysage fagnard qui change au fur et à mesure que les rayons du soleil l’illuminent.
Un moment j’ai l’attention attirée par des sons que je reconnais directement tant ils sont caractéristiques… des grues cendrées. Déjà la veille d’importants passages avaient marqué la soirée et peut-être que quelques-unes d’entre-elles se sont posées dans la fagne pour prendre un peu de repos ?
Je presse donc le pas sur le caillebottis en direction des cris (assez distants faut-il le dire) et là… arrivé sur la crête… des centaines pour ne pas dire des milliers de grues sont posées dans la fagne.
Les premières vagues de grues, assez impressionnantes d’ailleurs, commencent à s’élever dans le ciel. Tournoyant comme pour chercher leur direction, puis en ligne et puis bientôt en V les grues commencent à prendre la direction du sud.
Il y en a partout, à gauche, à droite, au dessus de moi ! Ce n’est pas le lac du Der avec un envol de 40000 grues sur quelques heures… mais ça reste néanmoins impressionnant à observer. Ceci d’autant que cette agitation s’accompagne des cris de ces grands oiseaux qui trompettent sans cesse.
Visiblement le vent n’est pas très favorable, car certaines d’entre-elles tournoient puis se reposent directement. Fatiguées peut-être par cette première partie du voyage depuis le grand nord ?
Les dernières grues ont quitté la fagne vers 14h30, clôturant ainsi de bien belle façon ce spectacle que je ne suis pas prêt d’oublier.
Voici donc quelques photos (bien difficile de les choisir) dans une fagne magnifique, baignée par les rayons du soleil, et qui je l’espère vous mettront dans l’ambiance du moment…
Pour rappel, vous pouvez suivre la migration des grues cendrées sur ce site
Posté il y a 3 mois à 19 h 42 min. 4 commentaires