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Les boeufs musqués du Dovrefjell

Posté le le 27 juillet, 2018 | 1 commentaire

Lors de mon voyage en Norvège, un arrêt s’imposait au parc national du Dovrefjell (superficie de 1700 km²) afin d’éventuellement pouvoir observer des bœufs musqués.

A mon grand étonnement, je constate à mon arrivée qu’il reste énormément de plaques de neige à cette période de l’année, ce qui à l’évidence ne facilitera pas les déplacements, tant à ces endroits son épaisseur est encore importante.

Après quelques recherches aux jumelles, je finis par repérer au loin un groupe de 3 mâles et décide donc d’aller à leur rencontre tout en zigzagant entre les plaques de neige et autres zones inondées par la fonte des neiges.

Les bœufs musqués sont réputés pour avoir un caractère bien trempé, ils n’aiment pas être surpris et n’hésitent pas à charger si d’aventure on s’approche trop près. Il est donc conseillé de les approcher progressivement et bien à vue.

Comme à l’évidence ils courent plus vite que moi et préférant éviter une charge d’un de ces mâles de presque 400 kg, j’applique donc la méthode et avance lentement dans leur direction (vu le terrain, je n’ai pas vraiment le choix).

J’observe régulièrement leur comportement et ils me feront bien comprendre par un hochement de tête de gauche à droite quand la limite est atteinte… ce qui de facto me fait reculer vite fait de quelques mètres, jusqu’à ce qu’ils fassent à nouveau semblant de m’ignorer.

En y prenant le temps, j’arriverai à me faire accepter et à m’approcher d’eux à une cinquantaine de mètres. Ils seront tellement bien rassurés, qu’ils se coucheront même tout près… mais sans jamais relâcher leur vigilance à mon égard.

Pour terminer quelques mots sur ces animaux pour le moins étonnants.

L’étude de fossiles, prouve déjà la présence de leurs ancêtres lors de la préhistoire.

Les bœufs musqués vivent aujourd’hui dans la toundra arctique. Les grands mâles peuvent atteindre 1,4m au garrot pour un poids approchant les 400 kg.

Malgré cet apparent embonpoint, ils peuvent atteindre les 50 km/h à la course, ce qui évidemment compte tenu de leur caractère, invite à la prudence lorsqu’on tente de les approcher.

Le mâle et la femelle du bœuf musqué portent tous deux d’impressionnantes cornes. Chez les mâles, les bases de chaque corne s’avancent sur le front et se rencontrent pour former une bosse dure de corne et d’os d’une épaisseur pouvant atteindre 10 cm. Celle-ci leur sera utile lors des combats en période de rut … C’est en effet en fonçant violemment tête contre tête que les mâles dominants s’imposent dans le troupeau.

C’est grâce à un épais manteau que le bœuf musqué peut supporter des températures pouvant atteindre les -40°. Ce manteau se compose d’une toison laineuse isolante, en contact avec la peau, recouverte de grands poils de près de 60cm. Sa laine est huit fois plus chaude que celle des moutons.

Son aire de répartition se limite aujourd’hui au parc du Dovrefjell en Norvège, Groenland et nord du Canada.

 

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Concours Agrinature 2018

Posté le le 9 juillet, 2018 | 0 commentaire

J’ai le plaisir de vous annoncer que la photo ci-dessous a été nominée dans le cadre du concours photos Agrinature 2018.
Elle sera exposée lors de la foire de Libramont du 27 au 30 juillet 2018.

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Rencontre avec les ours

Posté le le 1 juillet, 2018 | 2 commentaires

Passer la nuit en plein coeur de la forêt suédoise, dans un affût à attendre le passage éventuel d’un ours restera sans conteste une expérience que je n’oublierai pas de sitôt.

Début mai, les ours sortent de leur léthargie et se mettent en quête de nourriture dès le crépuscule.

Deux ours passeront à plus ou moins 30 m de l’affût. Pas à dire… ça reste un animal imposant quand on le voit de si près dans la nature… et croiser son regard dans l’objectif reste malgré tout impressionnant.

L’ours brun européen pèse entre 260 et 360 kg et peut mesurer jusqu’à 3m de hauteur pour les tous grands mâles lorsqu’ils se dressent.

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Les petits coqs de bruyères

Posté le le 17 juin, 2018 | 1 commentaire

Pour les avoir observés quelques fois dans les alpes, je ne pouvais imaginer passer en Suède sans passer voir les petits coqs de bruyère (tétras lyre).

Ces beaux oiseaux paradent au printemps sur des arènes que l’on appelle place de chant ou encore  « lek ».

D’une année à l’autre et alors que le jour n’est pas encore levé les tétras lyres rejoignent les mêmes arènes. Celles-ci sont plates, avec une végétation basse et dans ce cas il s’agissait d’une tourbière avec de nombreuses flaques d’eau du fait que la neige venait à peine de fondre.

Les coqs vont dès lors se cantonner à un petit territoire bien délimité.

La fin de la nuit les verra, queue déployée en éventail, ailes pendantes, cou et caroncules (parties rouges sur la tête) gonflés, aller et venir, tourner, sauter sans cesser de roucouler ou chuinter.

Pendant ce temps les femelles attendent perchées sur les arbres environnants, puis lorsqu’elles décident de se poser… le chant des coqs surexcités redouble d’intensité.

Malgré qu’ils soient chacun sur leur petit territoire, certains tentent de s’approcher du centre de l’arène… c’est là généralement que le coq le plus âgé  (ou le plus expérimenté) se trouve. Cela débouche alors sur des combats parfois violents entre les coqs.

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Grues cendrées

Posté le le 5 juin, 2018 | 0 commentaire

Lors de leur migration et avant de se disperser pour nidifier, les grues cendrées font une dernière halte en Suède à Hornborgasjön.

Vu que je passais à proximité et bien qu’elles quittent ce site vers la mi-avril, je décidais quand même d’y faire une courte halte.

Bien m’en a pris car il restait encore une petite centaine de grues visiblement peu pressées de rejoindre leur site de nidification.

Voici donc quelques photos sous un ciel plombé de ces quelques retardataires.

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Rencontre avec la chouette lapone

Posté le le 23 mai, 2018 | 1 commentaire

Quelle chance de pouvoir croiser le regard de la chouette lapone ainsi que de l’observer dans son environnement avec parfois une proximité peu habituelle dans nos régions.

De plus, cas assez rare apparemment, j’ai pu assister à un accouplement… la femelle a appelé le mâle par de petits cris stridents auxquels ce dernier a répondu par un “hou hou” caractéristique avant de passer à l’acte… (les photos de cet accouplement sont à qualifier de documentaires 🙂 ).

Cette chouette d’une envergure entre 1,30 m et 1,60m est avant tout une espèce de la taïga. C’est un des plus grands rapaces nocturnes.

Elle fréquente les forêts mélangées de conifères et de bouleaux et chasse dans les clairières prioritairement au lever du jour ou à la tombée de la nuit… mais on peut aussi la voir en pleine journée ce qui fut mon cas.

La silhouette de la chouette est très typique. Elle adopte souvent une attitude dressée, presque verticale. Sa tête, ronde et volumineuse, porte deux grands yeux jaune vif. Elle reste parfois en place de longues minutes à scruter et écouter les environs, avant de se déplacer sur une autre perchoir.

Les yeux sont placés côte à côte sur le même plan et orientés vers l’avant. Comme ses yeux ne pivotent pas dans leur orbite sa tête est extraordinairement mobile, elle bascule d’avant en arrière et pivote sur elle-même à presque 360 °.

Chaque œil est entouré d’un disque de plumes que l’on appelle disque facial, et qui agit comme un réflecteur chargé de diriger les sons vers les cavités auriculaires. Ce système lui permet de localiser ses proies avec précision et ce même sous une épaisse couche de neige.

Son vol est parfaitement silencieux, ce qui la rend indétectable par ses victimes lorsqu’elle fond sur elles.

Assez de bavardages, je vous laisse découvrir ce magnifique oiseau.

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Renardeaux 2018

Posté le le 23 avril, 2018 | 0 commentaire

La belle saison est de retour et avec elle son lot de naissances.

Cette fois j’ai eu la chance de côtoyer des renardeaux… Ils sont 6…

Tous apparemment en bonne santé, ce qui est réconfortant pour leur avenir.

Je vous propose de découvrir quelques photos parmi les dizaines que j’ai pu ramener.

Ils sont tellement adorables qu’il est difficile de s’abstenir de les photographier.

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