Le garrot à œil d’or est un petit canard plongeur qu’on reconnaît tout de suite à son œil jaune vif et à la tache blanche ronde qu’il porte sur la joue, chez le mâle. Le corps est noir et blanc, la tête vert foncé avec des reflets qui changent selon la lumière. La femelle est plus discrète, tout en gris-brun, avec une tête marron.
On le trouve dans une grande partie du nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. En hiver, il descend souvent vers des eaux plus douces, lacs, fleuves ou côtes, et on peut alors l’observer bien plus au sud. Mais c’est dans les régions nordiques, en Scandinavie notamment, qu’il passe la belle saison et qu’il se reproduit.





Une nidification pas comme les autres
Le garrot à œil d’or a une particularité : il ne fait pas son nid au sol comme la plupart des canards, mais dans un trou d’arbre. Il s’installe volontiers dans une ancienne cavité de pic noir, près d’un lac ou d’un cours d’eau tranquille, en pleine forêt boréale. Quand les cavités naturelles manquent, il n’hésite pas à occuper des nichoirs installés par l’homme, ce qui est assez courant en Suède et en Finlande.





La parade nuptiale, un vrai spectacle
Le printemps est la meilleure période pour observer ce canard, et surtout pour assister à sa parade nuptiale. Les mâles se rassemblent autour des femelles et enchaînent des mouvements assez spectaculaires : la tête est rejetée brusquement vers l’arrière jusqu’à toucher le dos, puis ramenée d’un coup sec vers l’avant, souvent accompagnée d’un petit cri nasillard. D’autres postures s’ajoutent, comme le cou étiré vers le haut ou des petits bonds sur l’eau. Plusieurs mâles peuvent parader en même temps autour d’une seule femelle, ce qui donne des scènes très animées, à observer tôt le matin quand les lacs sont encore calmes.





Les photos et la vidéo qui accompagnent cet article ont été prises en Suède, au printemps, au moment où cette parade bat son plein.